En tant que styliste d’extérieur, je suis constamment à la recherche de solutions esthétiques et durables pour sublimer les jardins et terrasses que j’aménage. Lorsque j’ai découvert la peinture bois proposée chez Action, j’ai voulu vérifier si elle pouvait répondre à mes exigences : un rendu soigné, une application confortable et une tenue correcte face aux aléas climatiques. Après tout, un mobilier de jardin bien entretenu participe pleinement à l’harmonie d’un espace extérieur.
Notre avis en résumé
| Rapport qualité/prix | ⭐⭐⭐⭐ (4/5) |
| Facilité d’application | ⭐⭐⭐⭐ (4/5) |
| Pouvoir couvrant | ⭐⭐⭐ (3/5) |
| Résistance extérieure | ⭐⭐⭐ (3/5) |
| Verdict global | Idéale pour petits projets et budgets serrés |
Notre découverte de la peinture bois Action
J’ai découvert cette peinture lors d’une visite dans mon magasin Action habituel, au rayon bricolage. Le conditionnement est simple : des pots de 750 ml, disponibles dans une palette restreinte mais efficace de coloris neutres et naturels. L’étiquette indique un usage intérieur et extérieur, avec une finition satinée et la promesse d’une application facile sur bois.
Le prix m’a immédiatement interpellée : environ 4 à 5 euros le pot, soit un tarif très accessible pour un projet de rénovation rapide ou une première expérience en peinture extérieure. J’ai choisi un blanc cassé et un gris tourterelle, deux teintes que j’affectionne particulièrement pour leur capacité à s’intégrer harmonieusement dans un jardin.
À l’ouverture, la première impression est plutôt positive. L’odeur reste discrète, bien qu’une aération soit nécessaire. La texture est crémeuse, ni trop épaisse ni trop liquide, et le mélange s’effectue facilement avec un bâtonnet. Sur un échantillon de bois, la couvrance paraît correcte dès la première couche, même si je pressens déjà qu’une seconde sera indispensable pour un résultat homogène.
Test en situation réelle : nos différentes applications
Pour évaluer cette peinture de manière objective, j’ai appliqué exactement la même méthodologie sur chaque support. J’ai utilisé les mêmes outils — un pinceau plat de qualité et un petit rouleau laqueur —, respecté scrupuleusement les temps de séchage indiqués sur l’étiquette et noté les conditions météorologiques de chaque journée de travail.
J’ai volontairement choisi trois cas pratiques représentant des contraintes variées : un bois brut jamais traité, un bois résineux exposé à l’humidité et un meuble ancien déjà recouvert d’une ancienne finition. Cette diversité me permet de vous guider dans vos propres projets, quel que soit l’état de départ de vos supports.
Application sur bois brut d’un banc de jardin
Mon premier test a porté sur un petit banc en bois tendre (probablement du sapin), installé à mi-ombre sous une tonnelle. Le bois était brut, légèrement grisé par quelques mois passés en extérieur, mais sans défaut majeur. J’ai commencé par un dépoussiérage soigneux, suivi d’un ponçage progressif au papier de verre grain 120 puis 180 pour obtenir une surface parfaitement lisse. Un dégraissage rapide à l’alcool à brûler a complété la préparation.
J’ai appliqué la première couche au pinceau, en suivant le fil du bois. La peinture glisse plutôt bien, sans nécessiter de dilution. J’ai veillé à ne pas surcharger pour éviter les coulures sur les chants et les arêtes. Le temps de séchage annoncé de 6 heures a été respecté, même si au toucher, la surface semblait sèche dès 4 heures.
Après cette première couche, la couvrance était satisfaisante mais incomplète : le grain du bois restait visible par transparence, notamment sur les zones les plus claires. La seconde couche, appliquée 8 heures plus tard, a nettement amélioré l’homogénéité. Le rendu final est propre et régulier, avec une finition satinée agréable qui met en valeur le mobilier sans le dénaturer.
J’ai consommé environ 150 ml pour couvrir les deux faces du banc (surface totale d’environ 1,2 m²), soit un rendement proche de 10 m²/L, conforme aux indications du fabricant. L’application reste confortable, avec peu de traces de reprise si l’on travaille vite et dans le sens du fil.
Rénovation d’une jardinière en pin
La jardinière testée présentait un défi différent : du pin légèrement grisé, parsemé de nœuds bien visibles et régulièrement exposé à l’humidité lors des arrosages. Ces conditions plus sévères permettaient d’évaluer la résistance de la peinture face à l’eau stagnante et aux variations d’hygrométrie.
J’ai brossé énergiquement le bois pour éliminer les fibres soulevées, puis poncé les zones rugueuses. Les nœuds ont reçu une attention particulière : je les ai légèrement poncés pour limiter les remontées de résine. J’ai choisi de ne pas appliquer de sous-couche pour tester la peinture dans des conditions « normales », telles que la plupart des utilisateurs la pratiqueraient.
L’application s’est déroulée au rouleau pour les grandes surfaces et au pinceau pour les angles. Deux couches ont été nécessaires pour obtenir un gris uniforme. Le séchage entre les couches a demandé une journée complète en raison d’une humidité ambiante plus élevée.
Après deux semaines d’utilisation avec arrosages réguliers, j’ai observé une très légère perte d’éclat sur les arêtes supérieures, les plus exposées au soleil et à l’eau. Aucun écaillage majeur, mais une légère usure prématurée sur les angles. Les zones planes ont parfaitement tenu. Une retouche localisée au pinceau a suffi à restaurer l’aspect initial.
Test sur un salon de jardin vieillissant
Le troisième support était un ensemble de chaises et d’une petite table en bois exotique, recouvert d’une ancienne lasure terne et partiellement écaillée. Les accoudoirs montraient des signes d’usure prononcés, avec des microfissures et une perte totale de brillance. C’était l’occasion parfaite de tester l’adhérence de la peinture Action sur un support déjà traité.
J’ai commencé par un égrenage soigneux au papier 180, suffisant pour créer une accroche sans décaper intégralement. Un test d’adhérence sur une zone cachée m’a rassurée : pas de décollement après 48 heures. J’ai choisi le rouleau pour les surfaces planes et le pinceau pour les reliefs et les barreaux.
Trois couches ont été nécessaires pour masquer complètement l’ancienne teinte, particulièrement foncée. Le rendu final est mat à satin selon l’angle de lumière, avec une belle uniformité sur l’ensemble. Les petits défauts du bois restent légèrement visibles, mais la peinture les atténue suffisamment pour redonner une seconde jeunesse au mobilier.
Esthétiquement, j’ai été séduite par la manière dont le gris tourterelle s’harmonise avec les coussins en lin et les poteries artisanales qui composent la scène. Cette teinte douce crée une atmosphère apaisante, en parfait accord avec l’esprit végétal que je recherche dans mes aménagements.
Analyse détaillée
Après ces trois applications en conditions réelles, il est temps de passer à une analyse plus technique. J’ai observé et mesuré plusieurs critères déterminants : le pouvoir couvrant, la facilité d’application et la résistance aux intempéries. Ces éléments constituent le socle d’un jugement objectif, au-delà de la simple impression esthétique.
Pouvoir couvrant et nombre de couches nécessaires
Le rendement que j’ai mesuré oscille entre 8 et 10 m²/L sur bois brut, et peut atteindre 12 m²/L sur un support déjà peint et bien préparé. Ces valeurs sont tout à fait honorables pour une peinture d’entrée de gamme et permettent de couvrir un petit mobilier avec un seul pot.
En revanche, le nombre de couches varie sensiblement selon la teinte choisie et l’état du support. Sur bois brut ou très clair, deux couches suffisent généralement. Sur un support foncé ou taché, trois couches sont préférables pour garantir une opacité totale. Les teintes claires demandent une rigueur accrue dans l’application pour éviter les zones translucides.
J’ai également noté un risque de remontée de tanins sur les nœuds de pin et de sapin, visible sous forme de petites auréoles jaunâtres après quelques jours de séchage. Une sous-couche isolante spécifique devient alors indispensable si vous souhaitez un résultat impeccable et durable, surtout sur des essences résineuses ou riches en tanins.
Pour optimiser la couvrance, je recommande d’appliquer des couches fines et régulières plutôt qu’une seule couche épaisse. Respectez un délai de 8 à 12 heures entre chaque couche pour permettre à la peinture de durcir correctement, surtout si l’humidité ambiante est élevée.
Facilité d’application et qualité de la finition
La viscosité de cette peinture est bien équilibrée : ni trop fluide, ce qui évite les coulures, ni trop épaisse, ce qui facilite l’étalement. La glisse au pinceau est agréable, et les reprises se fondent correctement si l’on travaille rapidement. Au rouleau, l’application est tout aussi confortable, avec peu de projections.
Sur les chants, moulures et angles, j’ai constaté une tendance modérée aux surépaisseurs si l’on n’essore pas suffisamment le pinceau. Les vis et assemblages demandent un peu d’attention pour éviter les accumulations de peinture dans les creux. Globalement, le comportement reste prévisible et maîtrisable, même pour un débutant.
L’odeur, bien que présente, reste supportable et se dissipe rapidement avec une bonne ventilation. Le nettoyage des outils s’effectue facilement à l’eau savonneuse immédiatement après usage, ce qui est un vrai confort par rapport aux peintures à solvant. En revanche, ne tardez pas : la peinture sèche vite et durcit sur les poils si vous attendez trop longtemps.
La finition obtenue est satinée, avec un léger voile mat sur les zones peu exposées à la lumière. Sur surfaces planes, le rendu est régulier et agréable à l’œil. Sur bois nervuré ou avec un grain marqué, la texture du support reste légèrement perceptible, ce qui peut être un avantage esthétique si vous souhaitez conserver un aspect naturel. Les traces de pinceau ou de rouleau disparaissent bien si vous travaillez dans le sens du fil et avec une charge suffisante.
Tenue dans le temps face aux intempéries
Après six semaines d’observation incluant plusieurs épisodes pluvieux, des matinées de rosée intense et des journées ensoleillées, voici ce que j’ai constaté. Sur les surfaces protégées ou à mi-ombre, la tenue est tout à fait correcte : pas de ternissement visible, pas de farinage, et la finition conserve son éclat initial.
En revanche, sur les zones très exposées — notamment les arêtes supérieures du banc en plein soleil — j’ai observé un léger ternissement après quatre semaines et quelques microfissures superficielles sur le bois de la jardinière, aux endroits les plus sollicités par l’humidité. Aucun cloquage ni écaillage majeur, mais une usure prématurée qui annonce la nécessité d’une retouche dans les mois à venir.
Sur une échelle de résistance globale, j’attribuerais une note de 3/5 à cette peinture en usage extérieur intensif. Elle convient parfaitement pour des meubles protégés ou peu sollicités, mais demandera un entretien plus régulier (tous les 12 à 18 mois) sur des surfaces très exposées. Je mettrai cet article à jour en fin d’été pour partager l’évolution sur une saison complète.
Notre comparatif avec d’autres peintures bois du marché
Pour situer cette peinture Action dans le paysage du marché, je l’ai comparée à deux références courantes : une peinture d’entrée de gamme d’une grande surface de bricolage (environ 8 €/L) et une peinture extérieure premium d’une marque reconnue (environ 25 €/L).
| Critère | Action | Entrée gamme GSB | Premium |
|---|---|---|---|
| Prix/L | ~6 € | ~8 € | ~25 € |
| Rendement | 8-10 m²/L | 10-12 m²/L | 12-14 m²/L |
| Application | Facile | Facile | Très facile |
| Résistance | Moyenne | Correcte | Excellente |
| Palette coloris | Limitée | Moyenne | Très large |
La peinture Action se positionne clairement comme une solution économique pour des projets ponctuels ou à budget limité. Elle offre un rapport qualité/prix intéressant si l’on accepte un entretien plus fréquent. Pour des surfaces très exposées ou des meubles de grande valeur, les références premium restent préférables. Entre les deux, le choix dépendra de vos priorités : économie immédiate ou tranquillité dans la durée.
Pour quels projets recommandons-nous cette peinture ?
Cette peinture Action trouve son terrain de prédilection dans les petits projets décoratifs et les rénovations à budget maîtrisé. Je la recommande sans hésiter pour rafraîchir des jardinières, des petits meubles d’appoint (chaises, tabourets, étagères), des cache-pots en bois ou des éléments de décoration extérieure protégés sous un auvent ou une pergola.
Elle convient également très bien aux retouches localisées sur du mobilier déjà peint, aux projets créatifs avec les enfants, ou aux essais de couleur avant un investissement plus conséquent. Sa facilité d’application et son prix accessible en font une alliée parfaite pour expérimenter sans pression.
En revanche, je déconseille formellement son usage sur des surfaces très sollicitées : lames de terrasse, caillebotis, portails, volets exposés plein sud, ou zones en contact permanent avec l’eau stagnante (bords de bassins, pieds de douche extérieure). La résistance serait insuffisante et la déception garantie.
Mon conseil : Si votre budget est serré, concentrez vos efforts sur une préparation irréprochable plutôt que sur le choix d’une peinture très coûteuse. Choisissez des teintes claires qui vieillissent mieux que les teintes foncées en extérieur, et protégez systématiquement les points sensibles (chants, assemblages) avec une couche supplémentaire. Vous maximiserez ainsi la durée de vie de votre rénovation.
Ce que révèlent les retours d’expérience utilisateurs
En explorant les avis partagés sur les réseaux et forums de bricolage, je retrouve globalement les mêmes constats que les miens. Les utilisateurs saluent unanimement le rapport qualité/prix et la simplicité d’application, soulignant la satisfaction d’obtenir un résultat propre sans investissement majeur.
Les limites mentionnées concernent principalement la tenue sur le long terme en conditions difficiles et la palette de coloris, jugée trop restreinte pour des projets très personnalisés. Certains signalent également des différences entre les lots, avec des variations de texture ou de couvrance — un classique sur les produits d’entrée de gamme à rotation rapide.
Ces retours confirment l’importance d’une préparation minutieuse, quelle que soit la peinture choisie. Le bois doit être propre, sec et correctement poncé pour garantir l’adhérence et la durabilité. Une règle que je ne cesse de rappeler : 60 % du résultat final dépend de la préparation, pas uniquement du produit.
Mon astuce : Avant d’acheter votre pot, vérifiez la date de fabrication ou le numéro de lot si possible, et mélangez longuement (au moins 2 minutes) avant la première utilisation. Si vous avez un doute sur la consistance, n’hésitez pas à comparer avec un autre pot en magasin.
Les atouts et les limites identifiés
Après ces semaines de test et d’observation, voici le bilan synthétique des forces et faiblesses de cette peinture Action :
Atouts
- Prix très accessible (environ 5 € le pot de 750 ml), parfait pour les petits budgets
- Disponibilité immédiate en magasin, sans commande ni délai
- Application facile et confortable, adaptée aux débutants
- Nettoyage des outils à l’eau, sans solvant agressif
- Rendu esthétique propre et satiné sur petites surfaces bien préparées
- Séchage rapide, permettant de finaliser un projet en une journée
- Facilité de retouche localisée sans démarcation visible
Limites
- Résistance aux intempéries inférieure aux gammes professionnelles, nécessitant un entretien plus fréquent
- Palette de coloris restreinte, limitant les possibilités créatives
- Risque de remontées de tanins sur bois résineux sans sous-couche adaptée
- Usure prématurée sur les arêtes et zones très exposées (UV, eau)
- Tenue moindre sur surfaces fortement sollicitées mécaniquement
- Variabilité possible entre les lots de production
Je le répète encore une fois : le résultat final dépend à 60 % de la préparation de votre support. Une peinture premium sur un bois mal préparé donnera un résultat médiocre, tandis qu’une peinture d’entrée de gamme sur un support impeccablement préparé peut surprendre agréablement. Ne négligez jamais cette étape fondamentale.
Notre verdict final
Alors, cette peinture bois Action mérite-t-elle sa place dans votre atelier de jardin ? Ma réponse est oui, mais avec des nuances importantes. Elle constitue une excellente option pour les jardiniers et bricoleurs occasionnels qui souhaitent rénover du petit mobilier, des jardinières ou des accessoires décoratifs sans investir dans une peinture professionnelle.
Mon « peinture bois Action avis » est donc globalement positif pour les usages adaptés : projets créatifs, rénovations légères, zones protégées. En revanche, pour des surfaces très exposées ou du mobilier de valeur que vous souhaitez conserver de nombreuses années, orientez-vous vers une référence plus technique, même si le budget initial est supérieur.
Le secret d’une rénovation réussie avec ce produit réside dans trois principes simples : préparer méticuleusement le support, appliquer des couches régulières en respectant les temps de séchage, et prévoir un entretien de retouche tous les 12 à 18 mois selon l’exposition.
Mon conseil d’experte : Avant de vous lancer dans un grand projet, faites toujours un test sur une chute de bois ou une partie cachée du meuble. Observez l’adhérence, la couvrance et le rendu final après 48 heures. Cette simple précaution vous évitera bien des déconvenues et vous permettra d’ajuster votre technique d’application si nécessaire. Et n’hésitez pas à partager vos propres retours en commentaire : vos expériences enrichissent cette communauté de passionnés du jardin !
Questions fréquentes sur la peinture bois Action
Depuis la publication de mes premiers tests, j’ai reçu de nombreuses questions de lecteurs engagés dans leurs propres projets de rénovation. Je rassemble ici les interrogations les plus fréquentes, avec des réponses précises tirées de mon expérience sur le terrain.
Gardez à l’esprit que chaque situation est unique : adaptez ces conseils aux indications de votre pot et aux conditions météorologiques du moment. Le bon sens et l’observation restent vos meilleurs alliés au jardin.
Faut-il appliquer un produit de protection avant la peinture ?
La question de la sous-couche est cruciale et dépend entièrement de votre support. Sur un bois tendre brut et non résineux, vous pouvez souvent vous en passer si vous acceptez un risque léger de remontées. En revanche, sur des essences riches en tanins (chêne, châtaignier), des bois exotiques ou des supports très hétérogènes, une sous-couche devient indispensable.
Je recommande systématiquement un primaire isolant si vous travaillez sur du pin ou du sapin présentant de nombreux nœuds. Cette précaution simple évitera les auréoles jaunâtres qui peuvent apparaître plusieurs jours après l’application. Le protocole idéal : ponçage soigné (grain 180), dépoussiérage méticuleux, application d’un primaire adapté, puis deux couches de finition en respectant les temps de séchage.
Mon astuce : Traitez toujours les chants et les extrémités avec une attention particulière, même si vous ne mettez pas de sous-couche sur les faces. Ces zones absorbent beaucoup plus d’humidité et constituent les points d’entrée privilégiés de la dégradation. Une couche supplémentaire ou un primaire localisé sur ces zones sensibles prolongera significativement la durée de vie de votre finition.
Combien de temps de séchage prévoir entre deux couches ?
L’étiquette indique généralement un temps de recouvrement de 6 à 8 heures à 20°C et avec une hygrométrie normale (autour de 60 %). Dans la pratique, je constate qu’il est préférable d’attendre au moins 8 heures, voire 12 heures si vous travaillez tôt le matin ou en fin de journée, lorsque l’humidité ambiante augmente.
Le test du doigt reste votre meilleur indicateur : la surface doit être sèche au toucher, sans laisser de trace ni coller. Mais attention, « sec au toucher » ne signifie pas « complètement durci ». Avant de manipuler ou de remettre en service un meuble, attendez au moins 48 heures après la dernière couche pour permettre à la peinture de polymériser complètement.
Par temps froid (en dessous de 15°C) ou très humide, doublez les temps de séchage indiqués. Par temps chaud et sec, vous pouvez les réduire légèrement, mais ne précipitez jamais cette étape : la patience est toujours récompensée par un résultat plus durable.
Cette peinture convient-elle aux essences de bois exotiques ?
Les bois exotiques (teck, ipé, cumaru, bangkirai) présentent des caractéristiques très particulières qui compliquent l’adhérence de toute peinture standard. Leur richesse en huiles naturelles et en tanins forme une barrière qui empêche la peinture de « mordre » correctement, avec un risque important de décollement après quelques semaines.
Si vous souhaitez absolument peindre un meuble en bois exotique avec cette peinture Action, voici la marche à suivre impérative : dégraissage soigneux à l’acétone ou à l’alcool à brûler pour éliminer les huiles de surface, ponçage fin mais appuyé (grain 150-180) pour créer une accroche mécanique, application d’un primaire d’accrochage spécifique pour bois exotiques, puis deux couches de finition.
Même avec ce protocole, je reste prudente quant à la durabilité du résultat. Faites impérativement un test sur une zone peu visible et attendez au moins une semaine avant de généraliser. Si vous constatez un décollement, mieux vaut vous orienter vers une lasure ou une huile spécifiquement formulée pour ces essences nobles, qui respecteront leur nature et vieilliront avec élégance.
Comment prolonger la durabilité de la finition ?
La longévité de votre peinture dépend de trois facteurs essentiels : une préparation rigoureuse, une application soignée et un entretien régulier. Commencez par poncer correctement votre support, en progressant du grain grossier au grain fin, et dépoussiérez parfaitement avant la première couche.
Appliquez ensuite deux couches régulières, sans surcharge, en insistant particulièrement sur les chants, les arêtes et les zones de jonction. Ces points faibles accumulent l’humidité et constituent les premières zones de dégradation. N’hésitez pas à passer une troisième couche fine uniquement sur ces zones critiques.
Pour l’entretien saisonnier, nettoyez délicatement votre mobilier à l’eau savonneuse au printemps et à l’automne, sans produit agressif ni brosse dure. Inspectez les surfaces et réalisez des retouches localisées dès l’apparition des premiers signes d’usure, avant que le bois nu ne soit exposé. En hiver, si possible, protégez vos meubles sous une bâche perméable ou rentrez-les dans un abri.

